Le blog à PP

Tout ce que je ne peux pas dire sur les sites de mon employeur …

Lettre ouverte à un ancien ministre qui a tendance à nous prendre pour des cons

Publié par Patrick Pollet le Vendredi 10 juin 2011

Monsieur le Ministre, cher collègue,

Un buzz récent sur Internet m’a interpellé.  Un ancien ministre de l’Education Nationale continue à percevoir une grasse rémunération d’une université parisienne alors qu’il n’y est pas apparu depuis 1996.

Votre réponse alambiquée m’a prodigieusement choqué :  ”Je vais mettre les choses au point, c’est d’une simplicité biblique : il y a aujourd’hui des milliers d’enseignants, et j’en fais partie, qui sont comme moi détachés auprès d’administrations, c’est bien connu”,

Et bien en tant qu’un parmi ces milliers d’enseignants ayant bénéficié par le passé d’un détachement je me permets de vous en rappeler sa définition selon ce site officiel :

  1. Lorsque vous êtes en position de détachement, vous exercez vos fonctions dans une administration ou un organisme d’accueil qui vous rémunère. Vous conservez vos droits à l’avancement et à la retraite dans votre corps d’origine
  2. Le détachement est accordé pour une période de 1 à 5 ans. Il peut être renouvelé par période n’excédant pas 5 ans.
  3. Vous serez soumis aux règles régissant vos nouvelles fonctions (rémunération, horaires, notation…)
Il me  semble que votre situation ne réponds à aucun de ces critères :
- vous êtes à la fois renuméré par l’organisme d’accueil (Conseil d’analyse de la société)  et par votre corps d’origine ; je n’ai pas le souvenir lors de mon détachement d’avoir continué à percevoir mon ancienne rémunération.
- un détachement est limité à 5 ans et vous ne vous êtes pas presenté devant vos étudiants de Paris VII depuis 1996 ; ce que n’a pas manqué de me rappeler l’Education Nationale quelques mois avant son expiration, pas vous ? 
La proposition de votre Président d’Université d’effectuer une douzaine d’heures en Juin Juillet pour solde de tout compte des 192 heures que vous devez me parait fort complaisante.  Mais bon comme disait  Jean de la Fontaine :

Selon que vous soyez puissant ou misérable, les juges de la cour vous rendront blanc ou noir.

Je ne vous salue pas.

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